La genèse du Trait d’union

« Le trait d’union » est né d’une longue imprégnation des événements liés aux Première et la Seconde guerres mondiales. L’accumulation de lectures depuis l’adolescence et, dans une moindre mesure, de films, m’a conduit à simplement imaginer le vécu des acteurs de terrain, autrement dit les soldats. Qui n’a pas été marqué par les livres de Genevoix, Remarque, Dorgelès ou encore Barbusse ? Aussi, les listes interminables de noms gravés sur les monuments aux morts dans les plus petits villages de France m’ont fait me demander quelle avait pu être l’histoire de ces sacrifiés, jusqu’à la façon dont ils avaient perdu la vie. Combien de héros oubliés, de comportements exemplaires, de sacrifices que nous ne connaîtrons jamais… J’ai également voulu rendre hommage à ces hommes venus d’outre-Atlantique en 1917 pour participer à la libération de la France et dont l’appui a été déterminant, même si le « poilu » des tranchées reste le symbole de la résistance et de la souffrance. Enfin, j’ai souhaité mesurer toute l’ambiguité des sentiments des soldats, que l’on retrouve dans les romans célèbres cités supra, usés par l’accumulation de fatigue et les visions d’horreurs auxquelles ils étaient confrontés régulièrement. J’ai imaginé la désertion d’un fantassin Allemand en 1917, la générosité d’un de ses compatriotes en 1944, sur le font normand, l’ambiance qui pouvait peut-être régner dans les rares refuges autour de mon village natal de Chambois. Dans ce dernier cas, j’ai rapporté le souvenir de deux agriculteurs, M. et Mme Esnay, qui avaient ouvert les portes de leurs exploitation pour procurer un abri précaire aux habitants et autres réfugiés. La fin du roman laisse planer un doute sur la disparition ou non du major médecin allemand alors qu’il vient de sauver la vie au noir-américain. Cependant, compte tenu de l’enfer dans lequel devait se trouver le secteur, il existe peu de chances que cet humaniste ait survécu.


Archive pour mars, 2010

La genèse du Trait d’union

« Le trait d’union » est né d’une longue imprégnation des événements liés aux Première et la Seconde guerres mondiales. L’accumulation de lectures depuis l’adolescence et, dans une moindre mesure, de films, m’a conduit à simplement imaginer le vécu des acteurs de terrain, autrement dit les soldats. Qui n’a pas été marqué par les livres de Genevoix, Remarque, Dorgelès ou encore Barbusse ? Aussi, les listes interminables de noms gravés sur les monuments aux morts dans les plus petits villages de France m’ont fait me demander quelle avait pu être l’histoire de ces sacrifiés, jusqu’à la façon dont ils avaient perdu la vie. Combien de héros oubliés, de comportements exemplaires, de sacrifices que nous ne connaîtrons jamais… J’ai également voulu rendre hommage à ces hommes venus d’outre-Atlantique en 1917 pour participer à la libération de la France et dont l’appui a été déterminant, même si le « poilu » des tranchées reste le symbole de la résistance et de la souffrance. Enfin, j’ai souhaité mesurer toute l’ambiguité des sentiments des soldats, que l’on retrouve dans les romans célèbres cités supra, usés par l’accumulation de fatigue et les visions d’horreurs auxquelles ils étaient confrontés régulièrement. J’ai imaginé la désertion d’un fantassin Allemand en 1917, la générosité d’un de ses compatriotes en 1944, sur le font normand, l’ambiance qui pouvait peut-être régner dans les rares refuges autour de mon village natal de Chambois. Dans ce dernier cas, j’ai rapporté le souvenir de deux agriculteurs, M. et Mme Esnay, qui avaient ouvert les portes de leurs exploitation pour procurer un abri précaire aux habitants et autres réfugiés. La fin du roman laisse planer un doute sur la disparition ou non du major médecin allemand alors qu’il vient de sauver la vie au noir-américain. Cependant, compte tenu de l’enfer dans lequel devait se trouver le secteur, il existe peu de chances que cet humaniste ait survécu.

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