Le choix des personnages du Trait d’union

Le nombre de personnages est relativement limité dans les romans. L’histoire se déroule autour de trois personnages principaux dont certains se retrouvent à plusieurs époques : le noir-américain débarqué avec le contingent US pour prêter main-forte aux Alliés embourbés en Meuse, le capitaine Bosobert arraché à son Vaucluse natal et, en fin de livre, le major-médecin allemand. Les enfants de l’auteur ne sont pas oubliés car ce sont finalement bien eux qui sont cités au premier et dernier chapitre sous les traits de Tiny et Judy. Ils figurent d’ailleurs en bonne place sur la couverture ! De beaux souvenirs en perspective dans quelques années. Mais peut-être est-ce simplement l’orgueil de l’auteur qui s’exprime…

Reginald vient conquérir une reconnaissance auprès de ses compatriotes mais il n’échappe pas au racisme ambiant. J’ai commencé à écrire le roman en févrie 2007, date à laquelle Barack Obama commençait à se faire un nom en politique. J’ai pensé que ce serait un beau signe s’il parvenait à être élu à la Maison Blanche. Certains experts remarqueront que Reginald aura eu beaucoup de « chance » : un engagement tardif lors du Second conflit mondial, une intégration à la première vague lors du Débarquement en Normandie à Omaha Beach, la survie à une captivité après une blessure, le bénéfice d’une transfusion sanguine par le médecin allemand sans infection ultérieure, une longue vie… Que voulez-vous, il n’est pas inutile que certaines histoires se terminent bien ! Cela remet du baume au coeur !

Le capitaine Bosobert est tout simplement un ami de vingt ans, au nom à peine écorché, qui a fait toute sa carrière, essentiellement dans le Nord-Est de la France (autour du lac de Madine où se déroule le premier chapitre par exemple), à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Sa connaissance des armes et sa pratique de la chasse m’ont conduit tout naturellement à le grimer en officier responsable de la formation au tir. Bernard a bénéficié d’une retraite bien méritée au début de l’année 2008 mais la maladie l’a malheureusement rapidement rattrapé. Il s’est éteint le 4 septembre 2010 après avoir lutté courageusement. Que ceux qui le connaissent aient une pensée pour lui et sa famille. Son goût pour la nature, le soleil (il a été en poste en Provence), sa connaissance du Ventoux et son amour des choses bien faites, m’ont amené, dans le roman, à lui faire intégrer la Société du Canal de Provence. Il terminera sa vie sur les pentes du Géant de Provence par un belle soirée d’automne, ses yeux clairs fixant les étoiles.

Dans le chapitre « L’impasse », le prisonnier français est inspiré par mon propre père qui a été enrôlé dans le Service du travail obligatoire (STO) en 1943. Le trajet suivi par le train suit scrupuleusement celui répertorié par mon père sur un petit dictionnaire de langue allemande donné des années plus tard par ma mère. Dommage que la disparition de Roger Deslandes dès 1978 n’ait pas permis d’engranger davantage de détails sur l’épisode de la captivité.

La fin du roman se déroule dans la région natale de l’auteur (environs d’Argentan et village de Chambois). La Bataille de Normandie s’est achevée en aout 1944 aux alentours de cette bourgade où bon nombre de réfugiés caennais avaient cru trouver refuge… Plusieurs d’entre eux avaient « pris pension » dans la ferme de M. et Mme Esnay, sur la route de Vimoutiers. Il était donc logique que la fin du livre se déroule en ces lieux.

Le major médecin allemand est sorti de mon imagination mais j’ai pu lire ensuite qu’une telle personne avait bien existé, à quelque chose près, au coeur de la tourmente, à Tournai-sur-Dives. Je ne savais pas, au moment d’écrire les dernières lignes, si j’écrirais une suite au roman, au cours de laquelle j’aurais pu retrouver ce major. Nul ne sait en effet s’il est bien mort ou si, par miracle, il a survécu. Je penche pour l’instant en faveur de sa disparition mais rien n’est jamais figé.

 


Archive pour mai, 2010

La couverture du Trait d’union

L’équipe d’Edilivre (collection Coup de coeur) a réalisé gracieusement un remarquable travail de conception pour proposer une couverture symbolisant l’esprit du livre et le message transmis par l’auteur.

La photographie de couverture fait apparaître les deux enfants de l’auteur dans un cimetière canadien, celui de Reviers, près de Courseulles en Normandie. Le cimetière aurait dû être celui de Colleville-sur-Mer à Omaha Beach mais Titouan arborait une magnifique tétine à la bouche, du meilleur effet… Ayant déjà à l’époque migré vers les Alpes et mon temps étant compté, je me suis « rabattu » sur un cimetière canadien ! L’idée n’était pas si mauvaise car le nom du noir-américain, Reginald, l’un des « héros » du roman, est issu de la liste des soldats canadiens fusillés à l’Abbaye d’Ardenne près de Caen par une troupe nazie sans pitié. J’ai souhaité rendre hommage à ces pauvres jeunes gens en empruntant le prénom de l’un deux.

Les deux enfants, Titouan et Julie (que l’on peut retrouver sous les prénom américanisés de Tiny et Judy dans le roman), forment un trait d’union entre les générations, les morts et les vivants, ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté des générations suivantes.  Le trait d’union concerne aussi les peuples (américain, français, allemand).

Les images figurant sur la partie haute de la couverture ont été proposées par Edilivre pour illustrer le thème du roman et opérer un contraste avec la paix et la sérénité exprimée par les deux enfants.

Salons du livre de Paris (2009 et 2014)

Première présence en 2009 au stand !Photographie du Salon du livrePhotographies du Salon du livre 2009Première dédicace officielle dans un salon ! Merci à cette dame qui a « flashé » sur la couverture.

Nouvelle participation en 2014, avec deux livres supplémentaires en devanture. Les visiteurs ont été tout autant intéressés par la création toute récente de la micro-entreprise Esperlureve qui propose notamment des services de réécriture, de correction et de rédaction diverses.

La genèse de « Les pierres se souviendront »

Ce livre est né d’une part de la lecture voici une quinzaine d’années de la biographie du général de Castelnau et d’autre part d’une passion pour la région fortifiée de Briançon.

Edouard Currières de Castenau, originaire du village de Montastruc-la-Conseillère, près de Toulouse, est né en 1851. Il est mort à quelques semaines du Débarquement en mai 1944 ! Une si longue vie marquée par la participation à deux conflits majeurs tout en assistant à la Seconde guerre mondiale… Engagé dans l’armée versaillaise, il a donc vécu à 19 ans comme sous-lieutenant la fin du Second Empire, la répression des Communards… Ce n’était certes pas un républicain convaincu et cela lui a sans doute coûté le bâton de Maréchal par la suite. Ses pairs l’appelaient d’ailleurs « le capucin botté ». Cet homme était cependant particulièrement doué pour le commandement et Joffre ne s’y est pas trompé en le prenant comme adjoint dès 1914, lors du premier conflit mondial. C’est Castelnau qui a organisé la défense de Verdun avec son subordonné Pétain au début de l’année 1916. En 1893, Castenau est commandant et mène avec ses supérieurs une inspection des fortifications militaires dans les Alpes. J’ai imaginé qu’il parcourait le secteur fortifié de l’Infernet, des Gondrans et du Janus. Je ne suis pas du tout certain mais il n’était pas bien loin sans doute ! Je suis évidemment preneur de toute information complémentaire.

La région de Briançon recèle de dizaines de forts construits sous l’égide de Vauban à partir de la fin du 17e siècle, puis par ses successeurs comme le maréchal de Brunswick, le général Séré de Rivière, Maginot… Ces forts se dégradent malheureusement avec le temps, malgré le classement récent d’une partie de ce patrimoine par l’Unesco. L’on imagine aisément les difficultés pratiques pour construire ces bâtiments et les routes pour y parvenir ! Combien d’hommes et de bêtes ont souffert sang et eau dans des conditions si difficiles ! J’ai donc inventé l’histoire d’un sous-officier en poste à l’Infernet alors que la tension avec l’Italie allait croissant.

J’aimerais dans l’avenir écrire une suite dans le contexte des combats de l’été 1940, lorsque l’Italie mussolienne a déclaré la guerre à la France vaincue dans l’espoir de gains territoriaux. Les combattants enfermés dans ces forts constituaient en fait une élite de l’armée française et ils ont vaillamment résisté aux assauts des alpini (chasseurs alpins italiens). Cet épisode de la seconde guerre mondiale reste méconnu malgré des publications très précises sur le sujet.  

Couverture presse

Couverture presse pdf JP Deslandes, un auteur fasciné par la nature

Quelques articles parus sur les trois livres.

pdf Article Ouest-France 3 août 2009pdf Article Journal de l’Orne août 2009pdf Article Dauphiné Libérré mai 2009pdf Article Le Dauphiné Libéré de décembre 2009

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