La genèse de « Les pierres se souviendront »

Ce livre est né d’une part de la lecture voici une quinzaine d’années de la biographie du général de Castelnau et d’autre part d’une passion pour la région fortifiée de Briançon.

Edouard Currières de Castenau, originaire du village de Montastruc-la-Conseillère, près de Toulouse, est né en 1851. Il est mort à quelques semaines du Débarquement en mai 1944 ! Une si longue vie marquée par la participation à deux conflits majeurs tout en assistant à la Seconde guerre mondiale… Engagé dans l’armée versaillaise, il a donc vécu à 19 ans comme sous-lieutenant la fin du Second Empire, la répression des Communards… Ce n’était certes pas un républicain convaincu et cela lui a sans doute coûté le bâton de Maréchal par la suite. Ses pairs l’appelaient d’ailleurs « le capucin botté ». Cet homme était cependant particulièrement doué pour le commandement et Joffre ne s’y est pas trompé en le prenant comme adjoint dès 1914, lors du premier conflit mondial. C’est Castelnau qui a organisé la défense de Verdun avec son subordonné Pétain au début de l’année 1916. En 1893, Castenau est commandant et mène avec ses supérieurs une inspection des fortifications militaires dans les Alpes. J’ai imaginé qu’il parcourait le secteur fortifié de l’Infernet, des Gondrans et du Janus. Je ne suis pas du tout certain mais il n’était pas bien loin sans doute ! Je suis évidemment preneur de toute information complémentaire.

La région de Briançon recèle de dizaines de forts construits sous l’égide de Vauban à partir de la fin du 17e siècle, puis par ses successeurs comme le maréchal de Brunswick, le général Séré de Rivière, Maginot… Ces forts se dégradent malheureusement avec le temps, malgré le classement récent d’une partie de ce patrimoine par l’Unesco. L’on imagine aisément les difficultés pratiques pour construire ces bâtiments et les routes pour y parvenir ! Combien d’hommes et de bêtes ont souffert sang et eau dans des conditions si difficiles ! J’ai donc inventé l’histoire d’un sous-officier en poste à l’Infernet alors que la tension avec l’Italie allait croissant.

J’aimerais dans l’avenir écrire une suite dans le contexte des combats de l’été 1940, lorsque l’Italie mussolienne a déclaré la guerre à la France vaincue dans l’espoir de gains territoriaux. Les combattants enfermés dans ces forts constituaient en fait une élite de l’armée française et ils ont vaillamment résisté aux assauts des alpini (chasseurs alpins italiens). Cet épisode de la seconde guerre mondiale reste méconnu malgré des publications très précises sur le sujet.  

 


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